Il est impossible d'ignorer les conséquences de l'instabilité des prix de l'énergie et du dérèglement climatique. De même qu'il serait dangereux de sous-estimer les attentes et les exigences des financeurs et des clients en matière d'action et d'exemplarité verte.

Dans leur propre intérêt et dans celui de notre planète, les entreprises sont appelées à repenser leur modèle énergétique pour réduire leur impact environnemental tout en maîtrisant leurs coûts. La transition vers un modèle bas-carbone est désormais une exigence stratégique, réglementaire et économique.

Énergie & Décarbonation, l'une ne va pas sans l'autre

Énergie et carbone sont indissociables, c'est une certitude qui doit imprégner les esprits. Chaque kilowattheure consommé génère une empreinte carbone mesurable.

Pour un directeur administratif et financier, la transition énergétique se lit en points d'EBITDA retrouvés, en risques financiers couverts, en subventions mobilisées. Pour un directeur RSE, elle se traduit en trajectoire carbone crédible, en reporting CSRD maîtrisé, en certifications obtenues. Pour un directeur achats, la démarche se concrétise par la diversification des sources d'approvisionnement, des clauses contractuelles optimisées et la résilience face à la volatilité des marchés de l'énergie. Pour un directeur technique, la transition implique modernisation des infrastructures, efficacité des process industriels et recours à des technologies durables.

TC LB1
ÉNERGIE – CARBONE
> GUIDE DE SURVIE POUR LES PROFESSIONNELS

Les problèmes liés à l'énergie et au carbone ne sont pas réservés aux grandes entreprises. Les solutions non plus. De la PME au groupe industriel international, les professionnels disposent de leviers réels pour réduire leur dépendance aux énergies carbonées, optimiser leur facture et prouver leur engagement écoresponsable.

Trajectoire Carbone vous accompagne dans la matérialisation de votre transition énergétique bas-carbone. En mode one shot ou dans le cadre d'une mission sur mesure, nous mettons nos expertises à votre service pour rendre votre entreprise plus résiliente économiquement, plus efficace commercialement et plus attractive pour les talents à recruter.

Sécuriser votre budget énergie

Stratégie achat énergie

Adopter une vision globale combinant ingénierie financière, expertise réglementaire et anticipation pour structurer votre mix énergétique

Stratégie d'achat et couverture du risque

La première étape d’une politique d'optimisation énergétique et de décarbonation consiste à reprendre le contrôle sur son approvisionnement. Trop d'entreprises limitent encore leur gestion de l'énergie à une renégociation cyclique de contrats au tarif le moins cher possible. Or, dans un marché instable, le "prix bas" à un instant T peut devenir un piège contractuel quelques mois plus tard.

Se focaliser uniquement sur le prix du kWh est donc une erreur, même si cela semble contre-intuitif. Le véritable enjeu réside dans la capacité de l’entreprise à appliquer une stratégie d'achat d'énergie alignée sur son profil de consommation, son exposition au risque et ses objectifs carbone. Un bon contrat n’est pas celui qui coûte le moins cher aujourd’hui, mais celui qui protègera demain.

  • Lisser les effets de la volatilité des marchés
  • Anticiper les évolutions réglementaires
  • Sécuriser les budgets pluriannuels
  • Réduire mécaniquement l’empreinte carbone associée aux usages énergétiques
  1. Négocier le contrat

    L'étape cruciale d'une négociation contractuelle avec les fournisseurs se déroule... avant la négociation. C'est lors de la phase de préparation, en amont, que tout se joue : collecte et traitement des données du périmètre, définition du profil de consommation à date et à terme, intégration des exigences carbone, directives sur le niveau de risque accepté, etc. L'analyse de cette data se matérialise dans le cahier des charges remis aux fournisseurs consultés. Plus la demande est exprimée clairement et précisément, plus la comparaison des offres est aisée.

    Dans la phase de négociation pure, un expert de l'énergie ne se contente pas d'une approche de courtage, où seul le prix l'emporte. Le vrai stratège valorise sa maîtrise des mécanismes de marché et de la composante des factures de gaz ou d'électricité (où la part de fourniture est largement moins importante que celle des taxes ou contributions) pour faire émerger les meilleures offres.

    Solution énergie négociation
  2. Choisir la meilleure offre

    Bis repetita : la meilleure offre n'est pas (forcément) celle qui affiche le prix unitaire le plus bas. Les preuves ne manquent pas, ces dernières années, de professionnels ayant mis la clé sous la porte à cause d'un contrat d'énergie dévastateur. Peu au fait des subtilités du marché, ils ont souvent succombé aux sirènes de mauvais conseillers mettant en avant les économies virtuelles sans exposer honnêtement les risques.

    Cela n'a pas suffi à vacciner tout le monde puisque le modèle du "meilleur prix" perdure. Tant pis pour ceux qui restent ancrés dans cette approche. Tant mieux pour les entreprises qui prennent la hauteur nécessaire pour intégrer leur contrat de fourniture dans une démarche de transition énergétique bas-carbone. Pour elles, la meilleure offre est une réponse sur mesure à leurs besoins et à leurs attentes. Leur choix est structurant et répond à une logique propre à chaque société, avec une couverture du risque dimensionnée en fonction. Une offre à prix fixe apporte de la visibilité budgétaire (et de la frustration si le marché est en baisse), une offre indexée expose à la volatilité avec son lot de bonnes et de mauvaises surprises. S'approvisionner auprès d'un fournisseur unique, ou répartir ce poste entre plusieurs entités, fait aussi partie des choix à faire. De même que la couleur de l'énergie (verte vs grise), le type de contrat et la durée d'engagement, les clauses et les options, etc.

    Solution énergie offre
  3. Optimiser le contrat

    Au-delà des bénéfices espérés de la mise en concurrence, un contrat de gaz ou d'électricité comporte plusieurs leviers d'optimisation méritant une attention particulière. L'ajustement de la puissance souscrite est un gisement d'économie fréquemment sous-exploité. De nombreuses entreprises paient pour une puissance de raccordement supérieure à leur usage réel, générant un surcoût annuel sur le TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité). Un audit de puissance suffit pour recalibrer ce paramètre : un professionnel peut ainsi réduire sa facture de 5 à 15 % sans changer ses habitudes de consommation.

    Le contrôle de la facturation est lui aussi trop peu systématisé. Les erreurs sont pourtant courantes : indexation incorrecte, mauvaise application d'un tarif, double comptage de taxes... Une revue régulière des factures d'énergie, croisée avec les relevés de comptage, permet de récupérer des montants significatifs sur plusieurs années. L'optimisation fiscale est une autre solution à étudier. Certaines entreprises ont droit à des taux réduits ou des exonérations sur les droits d'accise sur l'électricité et le gaz. Leur éligibilité dépend du secteur d'activité, du profil et du volume de consommation, etc.

    Solution énergie contrat
  4. Valoriser la flexibilité

    L’énergie est un flux qui peut être piloté en ajustant le timing et le volume de consommation, en produisant sa propre électricité (en autoconsommation et/ou pour la revente), en la stockant sur batterie et en l’échangeant sur les marchés en fonction de l’offre et de la demande. Une entreprise capable de moduler sa consommation ou d’injecter de l’énergie sur le réseau valorise cette flexibilité en achetant lorsque les prix sont bas (voire négatifs) et en vendant (ou en réduisant sa consommation) lorsque les prix sont élevés. Elle reçoit même une rémunération du gestionnaire de réseau si elle consomme moins, ou en décalé, lors des pics de réseau (principe de l’effacement).

    Les opportunités de flexibilité sont nombreuses et accessibles à tous les professionnels, sécurisant leur approvisionnement et leur budget énergie. Plus pointu, le marché Intraday (opéré en France principalement sur la plateforme EPEX Spot) est un marché de court terme sur lequel des blocs d’énergie électrique sont échangés jusqu’à quelques minutes avant la livraison physique. Les prix sur ce marché sont extrêmement volatils : fortement négatifs lors d’épisodes de surproduction solaire ou éolienne, ou au contraire à plusieurs centaines d’euros le MWh lors de pics de demande. Le trading Intraday séduit par ses bénéfices financiers potentiels, qui deviennent toutefois de lourdes pertes en cas de mauvaise gestion dans un contexte marché défavorable.

    Solution énergie flexibilité

Construire votre autonomie

Production énergie

Produire une énergie verte pour réduire votre exposition aux hausses des tarifs, améliorer votre bilan carbone et générer des revenus

Production, consommation et valorisation d'une énergie renouvelable

Passer d'un statut de consommateur passif à celui de producteur-consommateur d'énergie verte est une mutation profonde et rentable pour un professionnel. Photovoltaïque, éolien, biomasse, géothermie : les solutions sont matures, finançables et industrialisées. Pour une entreprise, l’autoconsommation est un bouclier contre la volatilité des prix, un axe puissant de décarbonation et une possible ressource économique.

Projet d'autoconsommation

L'autoconsommation solaire photovoltaïque est la forme la plus répandue de production d'énergie renouvelable en entreprise. Pour un entrepôt logistique, un site industriel ou un parc tertiaire, l'installation de panneaux en toiture ou sur des ombrières de parking abaisse significativement le coût du kWh consommé. Les actifs fonciers sont ainsi valorisés pour produire une énergie dont l'empreinte carbone est quasi nulle.

Au-delà du photovoltaïque, d'autres technologies de production méritent d'être étudiées selon le contexte géographique et sectoriel de l'entreprise. L'éolien de petite et moyenne taille est pertinent dans des zones rurales ou péri-industrielles disposant de conditions suffisamment venteuses. La géothermie procure des performances remarquables pour les besoins en chauffage et rafraîchissement. La biomasse et la méthanisation s'adressent plus particulièrement aux industries agroalimentaires et aux collectivités agricoles produisant des déchets organiques valorisables en énergie.

Autoconsommation collective

Lorsqu'un site ne dispose pas des capacités financières ou d'une surface suffisante pour réaliser un projet en autonomie, l'autoconsommation collective constitue une alternative pertinente. Ce dispositif réglementaire permet à plusieurs entités de partager localement une production d'énergie renouvelable, au sein d'un périmètre géographique défini. Les espaces disponibles sont mutualisés et la production est répartie entre les entreprises membres selon les conditions contractuelles prévues. Ce type de montage renforce également l’ancrage territorial et la crédibilité RSE.

Solution énergie production

Impact sur le bilan carbone

Chaque kilowattheure produit localement à partir d'une source renouvelable remplace un kilowattheure acheté sur le réseau. Produire et consommer vert, c'est donc améliorer le Scope 2 de son bilan carbone qui mesure les émissions indirectes liées à l'énergie achetée.

Focus

Monétiser la production EnR

La gestion de l'énergie produite offre plusieurs schémas de rentabilité pour un professionnel. L'autoconsommation totale maximise les économies sur la facture, avec possibilité de vente du surplus lorsque la consommation du moment est inférieure à la production. Dans ce cas, l'excédent est valorisé auprès d'un fournisseur ou d'un agrégateur (marché de gros). Si le surplus est suffisant et stable dans le temps, il est possible de le commercialiser dans le cadre d'un PPA (Power Purchase Agreement).

La vente d'énergie renouvelable génère une recette pérenne qui améliore le bilan économique de l'installation et raccourcit la durée de retour sur investissement. La production s'accompagne de la délivrance de garanties d'origine (certificats attestant de la nature renouvelable de l'énergie produite), ouvrant de nouvelles perspectives de valorisation financière.

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FAITES UNE BONNE ACTION, PRENEZ LA BONNE DÉCISION

Travailler votre efficacité

Efficacité énergétique

Identifier les postes de consommation les plus énergivores pour réduire votre facture par l'optimisation des équipements et des process

Réduire les consommations d'énergie et de ressources

L'énergie la moins chère et la moins carbonée est celle que vous ne consommez pas. Complément de la sobriété (moins consommer), l'efficacité énergétique se concentre sur le ratio énergie utilisée / résultat pour éliminer le gaspillage et optimiser les actions et les matériels. L'objectif est de conserver la qualité du produit ou du service en consommant moins, donc mieux.

Le décret tertiaire impose aux propriétaires et occupants de bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m² des objectifs de réduction des consommations d'énergie. La réduction doit atteindre 40 % pour 2030, 50 % pour 2040 et 60 % d'ici à 2050 par rapport à une année de référence fixée.

Efficacité énergétique
mode d'emploi
Mesurer Audit énergétique

Tout projet d'efficacité commence par un audit énergétique réglementaire ou volontaire. Ce diagnostic identifie les principaux postes de consommation, les opportunités d'amélioration et les investissements rentables. L'audit réglementaire est obligatoire, tous les 4 ans, pour les entreprises de plus de 250 salariés ou dont le CA dépasse 50 millions €.

Réduire Moins consommer

La rénovation des bâtiments est un pilier de l'efficacité énergétique. L'audit détermine les travaux à effectuer : isolation thermique, étanchéité, réseaux de chaleur et de froid, ventilation, menuiseries, éclairage, etc. Essentielle dans le secteur industriel, la modernisation des équipements pour des modèles moins énergivores est aussi préconisée par l'audit énergétique.

Piloter Contrôle et agilité

Le pilotage des consommations via un Energy Management System permet de cartographier en temps réel les flux, d'identifier les dérives et de programmer des mesures correctives. L'effacement et la flexibilité (capacité d'adapter la consommation de l'entreprise aux conditions du réseau électrique) sont d'autres facettes, fortement rémunératrices, du pilotage.

Financement du projet

Le coût des travaux d'efficacité énergétique est souvent compensé par des dispositifs d'aide, au premier rang desquels les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE). Les fournisseurs d'énergie, soumis à des obligations de résultats, financent une partie des investissements en échange de la cession des certificats générés par les économies réalisées. Cumulables avec les aides de l'ADEME, le crédit d'impôt pour la rénovation énergétique (CIRE) dédié aux PME ou les subventions des collectivités, les CEE couvrent une partie de l'investissement plus ou moins large selon la nature des travaux.

Réduire votre empreinte

Décarbonation

Structurer une feuille de route "neutralité carbone" pour transformer la contrainte réglementaire en avantage compétitif

Trajectoire de décarbonation

À mesure que le cadre réglementaire se resserre et que les parties prenantes — investisseurs, clients, partenaires, salariés — élèvent leur niveau d'exigence, la décarbonation des entreprises s'affirme comme un impératif de gouvernance autant qu'une opportunité de différenciation. Un professionnel qui ne pilote pas son empreinte carbone s'expose à un risque d'exclusion du marché, à un coût du capital plus élevé (critères ESG des banques) et à des difficultés de recrutement auprès des jeunes talents.

Objectif
bas-carbone

Décarboner une entreprise ne s'improvise pas. C'est un processus à aborder de façon méthodique et rigoureuse, en définissant une stratégie et en pilotant la réalisation du plan d'action.

Bilan carbone

Tout commence par le bilan carbone, exercice de comptabilité des émissions de gaz à effet de serre qui constitue le socle de toute stratégie climatique crédible. En France, le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 en Outre-mer), renouvelable tous les quatre ans. Au-delà de l'obligation légale, le bilan carbone est avant tout un outil de pilotage stratégique.

Il s'articule autour de trois périmètres d'émission, communément appelés "Scopes". Le Scope 1 couvre les émissions directes issues des combustions sur site (gaz naturel, fioul, procédés industriels). Le Scope 2 intègre les émissions indirectes liées à la consommation d'énergie achetée (électricité, chaleur, froid, etc.). C'est sur le Scope 2 que les décisions en matière de mix énergétique ont l'impact le plus direct sur le bilan carbone.

Le Scope 3, le plus étendu et souvent le plus massif, englobe toutes les autres émissions indirectes : achats de biens et services, déplacements professionnels, logistique, cycle de vie des produits. Il représente jusqu'à 90 % des émissions totales d'une entreprise.

Réduction des émissions

La révélation des postes d'émission par le bilan carbone s'accompagne d'une stratégie pour atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. Celle-ci ne relève pas d'un seul service ni d'un seul type d'action, elle engage l'ensemble de l'entreprise et requiert une approche systémique. Les solutions disponibles sont nombreuses : mobilité bas-carbone, éco-conception, circularité, achats responsables, numérique responsable, bornes de recharge...

L’enjeu n’est pas de tout faire tout de suite, mais de faire ce qui a le plus d’impact, au meilleur coût, pour financer les actions les plus structurantes et consolider la trajectoire de décarbonation. S'appuyer sur un logiciel de pilotage carbone permet de collecter, consolider et analyser les données de toutes les sources, de suivre la progression par rapport aux objectifs fixés, de simuler l'impact de différents scénarios de réduction et de produire automatiquement les reportings réglementaires exigés.

Financement

Subventions, aides publiques, mécanismes de tiers-financement, autofinancement par les économies générées : les options existent pour financer une démarche de décarbonation. Des organismes comme l'ADEME, des instituts bancaires via la finance verte, certains échelons de l'État et l'Europe accompagnent ce type de projet.

Un dossier de financement carbone bien construit s'appuie sur une quantification rigoureuse des économies générées, un business case chiffré et une projection des bénéfices extra-financiers valorisables (amélioration de la notation ESG, réduction du coût du capital, attractivité RH...).

Conformité réglementaire

Sur le plan réglementaire, le calendrier des exigences se resserre. La directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) exige un reporting extra-financier normalisé des grandes entreprises cotées, puis progressivement aux ETI et indirectement aux PME en tant que fournisseurs de sociétés obligées. La taxonomie verte européenne définit les critères selon lesquels une activité économique est alignée sur les objectifs climatiques : un critère déterminant pour l'accès aux financements verts. Le décret tertiaire, évoqué plus haut, impose ses propres jalons de performance énergétique. Ces exemples, dont la liste n'est pas exhaustive, illustrent la densité du paysage réglementaire auquel sont soumis les professionnels.

Compléter votre écoresponsabilité

Couverture verte

Finaliser la transition énergétique bas-carbone de l'entreprise par la certification et la traçabilité des efforts de décarbonation

Couverture verte

Malgré tous les efforts d'optimisation et de réduction, toute activité économique génère inévitablement des émissions résiduelles. Une stratégie de couverture verte mobilise alors un ensemble d'instruments financiers et environnementaux pour neutraliser cette part incompressible et ainsi concrétiser les ambitions climatiques de l'entreprise. C’est la touche finale qui assure la cohérence d’une politique bas-carbone robuste.

  1. Garanties d'origine

    Les garanties d'origine sont des certificats électroniques attestant qu'une quantité définie d'électricité a été produite à partir d'une source renouvelable (solaire, éolien, hydraulique, biomasse...). Elles sont indispensables pour justifier la consommation d'énergie verte de l'entreprise conformément à ses engagements RSE / ESG. Instrument comptable, la garantie d'origine s'achète aussi indépendamment de l'électricité physique, ce qui accorde une flexibilité de gestion du Scope 2 dans le bilan carbone.

  2. Quotas carbone

    Le Système d'Échange de Quotas d'Émission de l'Union européenne (EU ETS 1 & 2) soumet certains professionnels (industries, producteurs d'énergie, fournisseurs de carburant, etc.) à une obligation de couverture de leurs émissions par des quotas carbone. Chaque quota représente le droit d'émettre une tonne équivalent CO2. Les quotas carbone sont partiellement alloués gratuitement et partiellement mis aux enchères. Le prix de marché fluctue en fonction des anticipations sur la politique climatique et de la conjoncture économique.

  3. Crédits carbone

    Sur le marché volontaire du carbone, distinct du marché réglementé EU ETS, les professionnels achètent des crédits carbone générés par des projets de réduction ou de séquestration des émissions : reforestation, protection de forêts primaires, production d'énergie renouvelable dans des pays en développement... Une entreprise peut financer directement un projet, obtenant ainsi les crédits carbone associés. Chaque crédit représente une tonne de CO2 évitée ou séquestrée, certifiée par des standards internationaux (Gold Standard, VCS, etc.).

  4. Biocarburants

    Dans le secteur de la mobilité et des transports, les biocarburants et carburants de synthèse constituent des solutions de décarbonation pour les flottes qui ne peuvent pas encore basculer entièrement à l'électrique : poids lourds, engins de chantier, flottes longue distance. Le mécanisme de la TIRUERT (Taxe Incitative Relative à l'Utilisation d'Énergies Renouvelables dans les Transports) et les bio-tickets sont des moyens de valoriser l'incorporation de biocarburants dans les usages et d'obtenir des avantages fiscaux.

FAQ – Solutions énergie carbone
Par où commencer une stratégie bas-carbone en entreprise ?

Le point de départ recommandé est double : réaliser un audit énergétique pour cartographier les consommations et identifier les leviers d'optimisation, et conduire un bilan carbone pour mesurer les émissions par scope. Ces deux diagnostics fournissent une base factuelle pour prioriser les actions selon leur impact potentiel et leur rentabilité.

Comment convaincre les dirigeants d'investir dans une trajectoire carbone ?

L'argument RSE seul ne suffit généralement pas en comité de direction. La clé est de traduire les enjeux carbone en langage financier et stratégique : quantifier les risques liés à l'inaction (hausse du coût des quotas ETS, amendes réglementaires, perte de marchés sur clause ESG), valoriser les gains attendus (réduction de la facture énergétique, aides et subventions mobilisables, amélioration de la notation de crédit ESG), et présenter un business case chiffré avec plusieurs scénarios d'investissement et leurs délais de ROI. Associer la direction financière à la construction du dossier est un atout de poids.

Ces solutions sont-elles adaptées aux PME ou réservées aux grands groupes ?

Les PME sont tout aussi concernées, parfois davantage, par les enjeux énergétiques et ceux de la décarbonation. Elles subissent plus fortement la volatilité des prix et disposent de moins de marge de manœuvre financière. L'investissement est un sujet mais pas un frein, car beaucoup de leviers sont à faible CAPEX. Avec des solutions modulables et progressives, où les projets plus structurants sont financés par les économies générées, des aides ou du tiers-financement, tous les professionnels ont la capacité d'engager leur transition énergétique bas-carbone.

La compensation carbone est-elle une solution pour atteindre la neutralité carbone ?

Oui, à condition d'être utilisée en complément d'une stratégie de réduction directe des émissions, et non à sa place. Les standards internationaux et les nouvelles réglementations européennes exigent que les professionnels démontrent leurs efforts de réduction avant de recourir à la compensation pour les émissions résiduelles incompressibles. La transparence sur la méthode utilisée et la qualité des crédits achetés est déterminante pour la crédibilité de la démarche.

Quel est l'impact d'une gouvernance écoresponsable sur l'attractivité RH ?

L'impact est réel et documenté. Les enquêtes auprès des candidats et des collaborateurs montrent que l'engagement environnemental d'un employeur est devenu un critère de choix significatif. Une entreprise qui déploie une stratégie énergie carbone crédible avec des objectifs mesurables, des résultats communiqués et des initiatives concrètes visibles (bornes de recharge, panneaux solaires, etc.) améliore son score de marque employeur, réduit le turnover et facilite le recrutement de profils qualifiés.

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